Gâteau coco baobab sans gluten, sans lactose et sans œufs

Le baobab fait partie de ces ingrédients que l’on connaît surtout en boisson. On le retrouve dans les jus, les boissons fraîches, certaines recettes familiales ou les mélanges dits “bien-être”. Pourtant, en pâtisserie aussi, il a toute sa place.

Avec cette recette, nous avons voulu l’utiliser autrement. Non pas comme un simple ingrédient “santé” à ajouter à une préparation, mais comme un vrai ingrédient de goût, capable d’apporter de la fraîcheur, de l’acidité et une personnalité particulière à un gâteau.

Ce gâteau coco baobab est sans gluten, sans lactose et sans œufs. L’objectif était de proposer une recette plus inclusive, adaptée à plusieurs contraintes alimentaires, sans tomber dans le gâteau sec ou trop “alternatif”. On voulait quelque chose de simple, moelleux, gourmand, et facile à partager.

Cette recette s’inscrit aussi dans la continuité de notre événement Afrofood & Santé des Femmes, organisé par Women in AfroFood. Lors de cette rencontre, nous avons exploré différentes manières d’intégrer les produits africains dans une alimentation du quotidien, à travers des recettes accessibles, créatives et respectueuses des besoins de chacune.

Pourquoi associer baobab, coco et citron vert ?

La poudre de baobab a une saveur naturellement acidulée. Elle rappelle parfois le citron, mais avec une note plus douce, presque fruitée. C’est ce qui la rend intéressante dans un gâteau.

Comme le baobab absorbe beaucoup l’humidité, il faut bien l’équilibrer. Ici, la noix de coco apporte de la rondeur, la compote donne du moelleux, et le citron vert vient réveiller l’ensemble. Le résultat est un gâteau doux, légèrement acidulé, avec une touche tropicale sans être trop sucrée.

Dans cette recette, chaque ingrédient a son rôle. La compote remplace les œufs et aide à lier la pâte. La poudre d’amande apporte une texture plus tendre. La Maïzena allège la préparation. La farine de riz donne de la tenue. Le lait de coco apporte le côté fondant et parfumé.

En Afrique, le baobab est souvent surnommé larbre de vie, parce que presque tout y est utile : les feuilles, les fruits, les graines, lécorce.

En Afrique, le baobab est souvent surnommé larbre de vie, parce que presque tout y est utile : les feuilles, les fruits, les graines, lécorce.

Recette du gâteau coco baobab

Pour environ 10 parts.

La recette se prépare dans un moule à cake de 23 à 25 cm. On peut donc aussi parler de cake coco baobab, mais pour le référencement et la recherche de recettes, le mot “gâteau” reste plus naturel.

Temps de préparation

Préparation : environ 25 minutes
Cuisson : 45 à 55 minutes
Refroidissement : environ 1 h 30

Ingrédients

Pour la pâte

  • 110 g de poudre d’amande

  • 60 g de farine de riz

  • 40 g de Maïzena

  • 50 g de noix de coco râpée

  • 11 g de levure chimique sans gluten

  • ½ cuillère à café rase de bicarbonate alimentaire

  • 1 pincée de sel

  • 200 g de compote de pommes sans sucre ajouté

  • 45 g de sucre

  • 70 ml d’huile neutre

  • 150 ml de lait de coco

  • 17 g de poudre de baobab

  • 35 ml de lait de coco supplémentaire pour réhydrater le baobab

  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille

  • le zeste fin d’un citron vert

Pour le dessus

  • 15 g de noix de coco râpée

  • quelques zestes de citron vert (à votre convenance)

Pour l’imbibition coco-baobab

  • 60 ml de lait de coco

  • 5 g de poudre de baobab

  • 10 g de sucre

• ½ cuillère à café de jus de citron vert

Préparation

Préchauffez le four à 165 °C en chaleur tournante, ou 175 °C en chaleur statique. Huilez légèrement un moule à cake de 23 à 25 cm, puis ajoutez une feuille de papier cuisson pour faciliter le démoulage.

Si vous utilisez un moule en céramique, la cuisson peut être un peu plus longue. Le gâteau mettra davantage de temps à chauffer, mais continuera aussi à cuire légèrement après sa sortie du four.

Commencez par réhydrater le baobab. Dans un petit bol, mélangez 17 g de poudre de baobab avec 35 ml de lait de coco. Versez le lait de coco petit à petit et mélangez jusqu’à obtenir une crème épaisse, homogène et sans grumeaux. Laissez reposer environ 5 minutes. Cette étape permet au baobab d’absorber une partie du liquide avant d’être incorporé à la pâte, ce qui aide à préserver le moelleux du gâteau.

Dans un saladier, mélangez 110 g de poudre d’amande, 60 g de farine de riz, 40 g de Maïzena, 50 g de noix de coco râpée, 11 g de levure chimique sans gluten, ½ cuillère à café rase de bicarbonate et 1 pincée de sel. Mélangez bien pour que la levure et le bicarbonate soient correctement répartis.

Dans un autre saladier, versez 200 g de compote de pommes sans sucre ajouté et ajoutez 45 g de sucre. Mélangez pendant environ une minute, jusqu’à ce que le sucre commence à se dissoudre dans la compote. Ajoutez ensuite 70 ml d’huile neutre, 150 ml de lait de coco, 1 cuillère à café d’extrait de vanille, le zeste fin d’un citron vert et la crème de baobab préparée précédemment. Mélangez jusqu’à obtenir une préparation lisse.

Ajoutez ensuite le mélange sec dans le mélange humide, progressivement, en mélangeant avec une spatule. Il n’est pas nécessaire de trop travailler la pâte. Dès que les poudres ne sont plus visibles, arrêtez de mélanger.

La pâte doit rester souple et crémeuse. Si elle vous semble trop compacte, ajoutez 1 à 2 cuillères à soupe de lait de coco. C’est un point important, car la farine de riz, la noix de coco et le baobab absorbent beaucoup d’humidité.

Versez la pâte dans le moule préparé, puis lissez légèrement le dessus. Saupoudrez avec 15 g de noix de coco râpée. Il vaut mieux éviter d’en mettre une couche trop épaisse, car la noix de coco colore rapidement à la cuisson.

Enfournez pour 45 à 55 minutes. Commencez à vérifier la cuisson autour de 40 minutes avec un moule classique, ou autour de 45 minutes avec un moule en céramique.

Pour vérifier la cuisson, plantez une lame au centre du gâteau. Elle doit ressortir sans pâte liquide, mais quelques miettes humides sont normales. Il ne faut pas attendre que la lame ressorte parfaitement sèche, sinon le gâteau risque de perdre son moelleux.

Si le dessus dore trop vite, couvrez le gâteau avec une feuille de papier aluminium, sans la coller à la surface.

Pendant la cuisson, préparez l’imbibition. Dans une petite casserole, versez 60 ml de lait de coco, 5 g de poudre de baobab, 10 g de sucre et ½ cuillère à café de jus de citron vert. Faites chauffer doucement pendant 2 à 3 minutes, juste le temps de dissoudre le sucre.

À la sortie du four, laissez le gâteau reposer 5 minutes dans son moule. Piquez ensuite légèrement le dessus avec un cure-dent, puis appliquez l’imbibition au pinceau ou à la cuillère. Commencez avec 2 cuillères à soupe, puis ajoutez-en un peu plus si le gâteau absorbe bien. L’idée n’est pas de le détremper, mais de renforcer le parfum coco-baobab et de garder une texture tendre.

Laissez le gâteau reposer encore 15 à 20 minutes dans le moule, puis démoulez-le délicatement à l’aide du papier cuisson. Déposez-le sur une grille et laissez-le refroidir complètement avant de le couper.

Comme cette recette ne contient pas d’œufs, le gâteau est plus fragile lorsqu’il est encore chaud. Il se raffermit en refroidissant. Ajoutez quelques zestes de citron vert sur le dessus au dernier moment.

Conservation

Ce gâteau coco baobab peut être préparé la veille. Une fois froid, conservez-le dans une boîte hermétique ou enveloppez-le soigneusement. Les parfums auront le temps de mieux se développer et la texture restera moelleuse.

S’il fait chaud, conservez-le au frais, puis sortez-le 30 à 45 minutes avant de le servir.

À vous de créer

Cette recette est une base, pas une règle fermée.

Vous pouvez l’adapter, la tester, la faire évoluer selon ce que vous avez sous la main et selon les goûts de votre famille, de vos clientes ou de vos invités.

Une partie de la farine de riz peut par exemple être remplacée par de la farine de fonio, pour une version encore plus ancrée dans les céréales africaines. Le lait de coco peut laisser place au lait de souchet. Le citron vert peut être renforcé par une touche de gingembre. La noix de coco peut être associée à des éclats de noix de cajou, à de la mangue séchée ou à d’autres ingrédients qui racontent vos goûts et vos territoires.

C’est aussi cela, l’esprit de Women in AfroFood : ne pas enfermer les produits africains dans une seule manière de les utiliser, mais les remettre au cœur de la création culinaire.

Nos ressources sont pleines de saveurs, de textures et de surprises. Elles méritent d’être testées, associées, ajustées, racontées.

Alors amusez-vous. Goûtez. Modifiez. Recommencez.
Et surtout, partagez vos essais avec nous, en rejoignant le groupe des sympathisants WINA